Carlo Borer a eu l’honneur d’avoir un bel article dans le journal local DNA.

Pour une lecture plus facile, voici ci-dessous une retranscription :

oLes passions chromées de Carlo Borer

« Il a l’humeur joviale l’éclat de rire rapide, mais la difficulté ne lui fait pas erreur et ne saurait entamer son côté « heureux d’être content ». Devant une pièce de sa série Clouds (nuages), tout en rondeur et brillance chromée, Carlo Borer confie ainsi qu’il lui a bien fallu trois mois pour réaliser.

L’information aura de quoi étonner son interlocuteur auquel il vient juste d’apprendre qu’il conçoit toujours ses pièces en utilisant des programmes informatique 2D.

« Cela me permet d’imaginer la pièce dans sa globalité. Mais pour la produire, je travaille sur des plaques d’acier inox que je martèle et polis. Cela prend un temps fou », explique-t-il.

C’est bien là, la première ambiguïté d’un travail qui joue sur une esthétique très industrielle, avec ces formes convexes au chrome flamboyant, alors même qu’il est le fruit de la plus pure tradition d’un labeur en atelier. Une fois l’information « digérée », le regard posé sur ces sculptures change considérablement.

D’autant que les pièces présentées à la galerie Radial Art Contemporain sont, pour l’artiste, de petits formats. Elles demandent pourtant déjà à être manipulées à deux mains. « Oh, j’en ai déjà réalisées de six mètres de haut sur quatre mètres de large et quatre mètres de profondeur », indique-t-il. A l’en croire, sa limite, c’est la nécessité d’avoir à recourir à un dispositif de convoi exceptionnel. « Je veux quand pouvoir circuler tranquillement avec mes sculptures… »

Avec cette architecture tout en dilatation, ces formes arrondies qui créent la sensation du mouvement, Carlo Borer a cherché à capter la poésie des nuages. Il s’en est réapproprié l’esthétique, la détourne avec fraîcheur enfantine – certains verront même des images subliminales d’un Mickey aux grandes oreilles dans l’une ou l’autre pièce.

La thématique du souffle et du vent traverse l’inspiration de Carlo Borer et ne se limite pas à la seule évocation des nuages. À Soleure, où il vit et travaille, l’artiste a ainsi installé, dans une ancienne église, une gigantesque pièce, intitulée White Heart, adoptant la forme des deux valves d’un coeur dont, à défaut de sang, l’air expulsé fait tourner une froide mécanique. « Ce qui m’intéresse, c’est ce lien entre l’organique et la machine. Le souffle vital et sa déclinaison artificielle », commente-t-il. On peut visionner l’installation, assez impressionnante, sur YouTube (White Heart/Carlo Borer). Ou se rendre chez Radial Art Contemporain pour s’abimer dans les anamorphoses réfléchies dans le miroir étincelant de ses Clouds. »

Merci pour cette mise en lumière.

 

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