Estelle Lagarde a eu l’honneur d’avoir un bel article dans le journal DNA.

Pour une lecture plus facile, voici ci-dessous une retranscription :

Comme un Lundi matin

« Fidèlement suivie par Radial Art Contemporain, la photographe Estelle Lagarde y présente sa fantomatique série Lundi matin.

 

LE CADRE est celui d’une friche industrielle aux murs écaillés et tagués, aux poutres métalliques d’un autre temps. Un lieu à l’abandon dont la photographe semble convoquer les fantômes d’une vie disparue à jamais dans les limbes du temps.

Nul traitement numérique pour faire apparaître les personnages aux silhouettes plus ou moins évanescentes qu’elle met en scène dans une narration où il est beaucoup question de la rudesse du monde du travail. 

« Estelle travaille à la chambre argentique avec des temps d’exposition assez longs. Tout est conçu en amont, répété avec ses modèles, pour contrôler au mieux les aléas de la prise de vue et parvenir à l’image qu’elle souhaite obtenir », explique le galeriste Frédéric Croizer (Radial Art Contemporain).

C’est la quatrième exposition qu’il consacre à l’artiste, repérée alors qu’elle venait de terminer une série particulièrement difficile : victime d’un cancer, Estelle Lagarde faisait de con corps malade le sujet d’une série sans aucune complaisance : La traversée imprévue. « Elle évoluait jusque-là dans un univers un peu féerique et baroque. La traversée imprévue a marqué un tournant.

Des collectionneurs et galeristes ont pris leur distance avec un propos moins séducteur.

Moi, au contraire, je trouvais qu’il y avait une âpreté dans son regard très intéressante », poursuit le galeriste strasbourgeois. 

L’artiste continuera dans un registre où la question de la mémoire des lieux est manifeste. Après l’univers des prisons ou des hôpitaux, celui aussi d’un hôtel-restaurant au décor désuet, voilà donc lundi matin, série qui investit une mémoire du labeur, du conflit social et de la revendication ouvrière. Une narration qui revisite des stéréotypes du monde du travail mais en les transposant dans une irréalité inquiétante. Et tourne le dos à toute complaisance. » S.H

 

 

Merci pour cette mise en lumière.

 

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